Connexion

  • L’Oïdium

    L’oïdium (Erysiphe necator) est avec le mildiou, une des principales maladies de la vigne. Les dégâts peuvent être spectaculaires si les conditions climatiques sont favorables ou en l’absence de protection. Ce champignon est présent dans tous les vignobles. Les attaques les plus régulières sont observées dans le sud de la France, mais se déplace de plus en plus dans les vignobles septentrionaux avec des dégâts non négligeables. L’oïdium attaque tous les organes verts de la vigne : pousses, feuilles, rameaux, infl orescences et grappes. Certains cépages sont plus sensibles : le Carignan, mais aussi l’Aramon, le Grenache, le Cabernet-sauvignon, le Chenin, le Chardonnay, le Cinsault, le Sauvignon, le Riesling, la Roussane et le Sylvaner.
    On peut s’apercevoir que depuis quelques années la sensibilité des cépages évolue. Des dégâts directs et indirects :

    • Les nécroses sur feuilles ont pour conséquence une réduction de l’activité photosynthétique ;
    • Les dégâts sur grappes se traduisent par une forte coulure et des pertes importantes à la récolte ;
    • L’éclatement des baies est une porte d’entrée au botrytis, maladie très préjudiciable à la qualité des vins.

    Comment se comporte l’Oïdium

    Epidiomologie

    SON CYCLE
    Conservation hivernale et contamination primaire
    L’oïdium se conserve en hiver sous deux formes diff érentes selon les régions et, probablement, selon les cépages.
    1. Sous forme de mycélium dès la reprise de végétation, le mycélium présent dans les bourgeons dormants reprend son activité et contamine la jeune pousse pour former un « drapeau ». Le rameau prend alors un aspect rabougri et ses feuilles se crispent. C’est de là que seront émises les conidies (spores issues de la multiplication végétative), lesquelles constitueront l’une des formes d’inoculum primaire. Courant dans le sud de la France, ce faciès est bien visible sur cépage Carignan.
    2. Sous forme de cléistothèces : présents en fi n de saison végétative, les cléistothèces (organes reproducteurs sphériques fermés) passent l’hiver dans les écorces. Au printemps, ils éclatent sous l’action de la pluie : les ascospores sont alors éjectées et disséminées par le vent. Elles constituent l’autre forme d’inoculum primaire, présente dans tous les vignobles.
    Contamination secondaire
    Ces deux formes d’inoculum vont produire des spores, lesquelles seront à leur tour source d’inoculum secondaire. En eff et, au contact d’un tissu réceptif (jeunes feuilles, pétioles…), la spore émet un tube germinatif au bout duquel se forme un appressorium (renfl ement). Celui-ci émet un haustorium (suçoir), qui traverse la cuticule pour prélever des nutriments. Il se forme alors un hyphe (fi lament), qui se ramifi e et colonise la surface du végétal (ectoparasitisme), en même temps que se forment d’autres suçoirs.
    Des conidiophores apparaissent ensuite sur les fi laments mycéliens. Ils donneront bientôt de nouvelles conidies (spores issues de la multiplication végétative). Le cycle est bouclé.
    De façon plus pratique, on distingue deux phases

    • Phase invisible à l’oeil nu, il s’agit de cycle de reproduction asexuée. Ils ont une durée 10j en condition optimale => en début de cycle de 30 à 45 jours en début de végétation.
    • Phase visible, apparition des premiers symptômes visibles autour du 15 mai.

    Sur feuilles, nous sommes sur des épidémies de type polycycliques. De la contamination à la fi n de la phase végétative, le facteur déterminant de l’intensité d’attaque sur feuille est le climat. Les conditions climatiques ont une infl uence directe sur le nombre de cycle. Sur les grappes les épidémies sont de type mono ou oligo-cycliques. Ici, le facteur déterminant est le taux d’inoculum primaire au moment où les grappes vont commencer à être réceptives, le taux d’inoculum sur feuille va déterminer le niveau de risque d’attaque sur grappe. Il y a donc un intérêt évident sur mise en oeuvre d’une protection sur feuilles avant fl oraison pour diminuer le niveau de contamination primaire.


    Symptômes
    Sur les jeunes pousses
    Sur les jeunes pousses, on observe un ralentissement de la croissance, un raccourcissement des entre-noeuds et une crispation des feuilles. Sur les cépages très sensibles comme le Carignan, un feutrage blanc apparaît et forme une « pousse oïdie », c’est le symptôme « drapeaux ».
    Sur feuilles
    Sur feuilles, les premiers symptômes, très difficiles à observer, se traduisent par des taches huileuses et un noircissement des nervures sur la face inférieure correspondant aux cellules nécrosées. Puis apparaissent, au niveau des taches, un feutrage grisâtre et poussiéreux (filaments mycéliens et conidiophores) sur la face supérieure des feuilles ou sur la face inférieure pour les cépages les plus sensibles. En cas d’attaque massive, les feuilles se crispent ouondulent.
    Sur sarments
    Sur sarments : on observe d’abord un mycélium brun sombre. Après l’aoûtement, les taches brunes deviennent rouges et en forme d’étoile. Sur les rameaux aoûtés, les taches brunes foncées à noir en forme d’étoile, traduisent la présence et le développement de mycélium pendant la saison.
    Sur inflorescences et grappes
    Sur inflorescences et grappes, les grains se couvrent d’abord d’une poussière grise d’aspect cendré. Sous ces fructifications, l’organe reste vert, puis les cellules meurent et le baies éclatent ; elles peuvent alors être infectées par le botrytis. Les baies malades répandent une odeur forte de « moisissure ». Elles sont particulièrement réceptives jusqu’au stade fermeture de la grappe. L’infection des grappes se traduit par une forte coulure au vignoble et des pertes importantes à la récolte. A l’automne, les organes attaqués durant la saison présentent des pustules noires sphériques, ce sont les cléistothèces, forme sexuée du champignon.


    Voir fiche complète - Vigne Spécial Oïdium

 

Vous devez être connecté pour pouvoir poursuivre la lecture. Veuillez Cliquer Ici pour vous connecter.

Avant toute utilisation, assurez-vous que celle-ci est indispensable. Privilégiez chaque fois que possible les méthodes alternatives et les produits présentant le risque le plus faible pour la santé humaine et animale et pour l’environnement, conformément aux principes de la protection intégrée - Consultez le site Ecophyto